Prise de position de l’AMM sur la protection des droits à la santé reproductive des femmes et des filles
AdoptĂ©e par la 76ème AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale de l’AMM, Porto, Portugal, octobre 2025
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ł˘â€™A˛Ń˛Ń observe avec prĂ©occupation que la santĂ© reproductive[1] n’est pas considĂ©rĂ©e comme une prioritĂ© dans de nombreuses rĂ©gions du monde.
ł˘â€™A˛Ń˛Ń est consciente que l’accès Ă des services de santĂ© reproductive peut ĂŞtre influencĂ© par les croyances, les traditions et les pratiques morales, culturelles et religieuses.
ł˘â€™A˛Ń˛Ń affirme que ces croyances, traditions et pratiques ne doivent pas constituer un obstacle Ă l’accès aux services de santĂ©.
ł˘â€™A˛Ń˛Ń s’oppose aux lois, aux politiques et aux pratiques judiciaires qui restreignent ou criminalisent de manière dĂ©mesurĂ©e l’interruption de grossesse.
ł˘â€™A˛Ń˛Ń souligne qu’il incombe aux mĂ©decins de protĂ©ger la vie privĂ©e de leurs patientes et de maintenir la confidentialitĂ© de ce qui fait la relation entre mĂ©decin et patient.
Les droits sexuels et reproductifs des femmes et des jeunes filles sont des droits humains dont le respect est indispensable à leur plein épanouissement dans toutes les sphères de la vie.
La ĚÇĐÄĘÓƵ rĂ©affirme sa prise de position sur l’interruption mĂ©dicale de grossesse.
RECOMMANDATIONS
ł˘â€™A˛Ń˛Ń recommande Ă ses membres constituants :
- de parler de la santé reproductive dans les débats publics afin de favoriser une meilleure connaissance et une meilleure compréhension des enjeux de santé reproductive par la société ;
- de considérer la santé reproductive comme une question de santé individuelle et publique au même titre que les autres besoins de santé ;
- de promouvoir un accès universel, en mettant l’accent sur leur caractère abordable, aux services de santé, y compris aux services de santé reproductive ;
- de s’opposer aux sanctions pĂ©nales et civiles visant la prestation de services de santĂ© reproductive, y compris par l’accès Ă la contraception ;
- Plaider en faveur d’une protection juridique des mĂ©decins et des patients qui fournissent et reçoivent des services de santĂ© reproductive, y compris la contraception ;
- de s’opposer aux sanctions pĂ©nales et civiles relatives Ă l’interruption volontaire de grossesse et de plaider en faveur d’une protection juridique des mĂ©decins qui pratiquent l’interruption volontaire de grossesse et en faveur de leurs patientes.
- de faciliter le développement et l’accès aux connaissances en matière de santé reproductive ;
- de promouvoir l’information et l’Ă©ducation des filles et des femmes en matière de santĂ© et de sexualitĂ© afin de dĂ©velopper une santĂ© reproductive adĂ©quate et saine.
ł˘â€™A˛Ń˛Ń recommande aux mĂ©decins :
- d’assurer que la santé et le bien-être de leurs patientes soient une priorité, sans discrimination ;
- de traiter toutes leurs patientes dans le respect de leur dignité et de leur autonomie ;
- de veiller à ce que, si un cas de conscience empêche un médecin de fournir des services de santé reproductive, des informations suffisantes soient fournies sur d’autres prestataires de soins et que l’accès aux soins soit assuré en temps utile pour chaque patiente ;
- de proposer à ses patientes des informations et des produits qui lui permettent de gagner en autonomie en matière de planning familial ;
- dans les soins obstétriques, de toujours faciliter un accouchement sûr et des soins post-partum.
[1] Aux fins de la présente prise de position, le terme « santé reproductive » désigne les soins maternels et néonataux, la contraception, les traitements favorisant la fertilité et le planning familial.
